Pourquoi les fonds obligataires baissent ?

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Les taux d’intérêt ont été les plus bas depuis 30 ans, grâce aux politiques monétaires ultra-accommodantes des banques centrales. Par conséquent, compte tenu du lien négatif entre les taux d’intérêt et les fonds obligataires, les fonds obligataires ont connu une croissance très forte depuis la fin des années 2000. Étant donné que la hausse des taux est inévitable, devrions-nous encore investir dans des fonds obligataires ?

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IMPORTANT : Cet article n’est pas une recommandation d’investissement et ne peut pas remplacer votre conseiller régulier.

Résumé

  • Le prix des obligations dépend des taux d’intérêt
  • La hausse des taux aura un impact négatif sur les fonds obligataires
  • Pourquoi garder les fonds obligataires en portefeuille ?
    • Draw me eco : Un crash boursier en 2019, science-fiction ou prémonition ?
  • Alors, que faire ?

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Le prix des obligations dépend des taux d’intérêt

Une obligation représente une partie d’un prêt émis par un État, une collectivité locale ou une entreprise. L’abonné reçoit une rémunération annuelle, appelée coupon, au taux d’intérêt prévu (fixe ou variable). À l’échéance, il récupère sa participation initiale, sauf en cas de faillite de l’émetteur.

Lorsqu’ une obligation est à taux fixe, les coupons payés sont constants. La valeur de l’obligation change avec les taux d’intérêt.

Ainsi, lorsque les taux d’intérêt augmentent, de nouvelles obligations sont émises avec un rendement plus élevé que les anciennes. Le mécanisme de l’offre et de la demande entraîne alors une baisse du prix des anciennes obligations, de sorte que leurs rendements sont ajustés à celui des obligations nouvelles. L’ampleur du mouvement est d’autant plus forte que la date limite est éloignée.

Inversement, lorsque les taux d’intérêt baissent, le prix des obligations à taux fixe déjà en circulation augmente. Leurs rendements diminuent et s’adaptent à ceux des nouvelles obligations.

Les prix obligataires évoluent donc dans le sens opposé des taux d’intérêt.

La hausse des taux aura un impact négatif sur les fonds obligataires

Compte tenu de la faiblesse historique des taux d’intérêt dans les grands pays industrialisés et du lien inverse entre les taux d’intérêt et la valeur des obligations, les fonds obligataires ont donc un potentiel d’appréciation limité.

Taux d’intérêt historiquement bas

Aux États-Unis, les taux à long terme restent faibles malgré la hausse des taux directeurs du FED et, dans la zone euro, la normalisation de la politique monétaire n’a pas encore commencé. Une hausse des taux d’intérêt à long terme et la baisse des fonds obligataires ne devraient donc pas se produire à court terme.

Toutefois, la hausse des taux d’intérêt semble inévitable à moyen terme en raison de la hausse des salaires et la hausse des anticipations d’inflation (aux États – Unis) ou le resserrement des politiques monétaires des banques centrales (aux États – Unis et dans la zone euro). La politique commerciale agressive des États-Unis pourrait également contribuer à cette reprise, car les barrières douanières ont un effet inflationniste.

Taux d’intérêt et fonds obligataires : l’exemple des marchés européens

Les déterminants des taux d’intérêt à long terme

Les taux souverains à long terme (taux d’État) dépendent principalement de trois facteurs :

  • Inflation précoce : Les investisseurs veulent se protéger du risque inflationniste et inclure une prime d’inflation dans la rémunération facturée aux emprunteurs.
  • taux d’intérêt à court terme : ceux-ci sont fixés par la Banque centrale dans le cadre de sa politique monétaire. La corrélation entre les taux à court et à long terme est positif et varie en fonction de la maturité des taux à long terme (plus ces derniers sont éloignés, moins les taux courts sont influencés).
  • Finances publiques : plus il est fort, moins l’État emprunteur sera obligé de payer un taux d’intérêt significatif. Inversement, un niveau élevé de déficit ou de dette publique accroît le risque de défaillance des obligations d’État, ce qui incite les prêteurs à réclamer un taux d’intérêt plus élevé.
  • taux d’intérêt internationaux (à l’exception des États-Unis, indice de référence mondial) : Compte tenu de la grande ouverture des marchés financiers locaux aux marchés internationaux, les taux à long terme sont également étroitement liés aux taux du reste du monde, en particulier ceux des États-Unis, le plus important puissance de la dette mondiale et financière avec une dette abondante dans une monnaie de référence.

Les politiques monétaires ultra-accommodantes des banques centrales ont également un impact à long terme taux d’intérêt, par leur impact sur la demande d’obligations. Cette demande aide à assouplir les taux d’intérêt.

Si une hausse rapide des taux entraînerait inévitablement une chute des obligations et des pertes élevées sur les fonds obligataires, cette hypothèse semble être largement exclue pour le moment. La plupart des professionnels estiment que les pressions déflationnistes restent fortes et que quoi qu’il arrive, les banques centrales empêcheront toute forte hausse des taux d’intérêt.

La hausse des taux d’intérêt devrait donc être progressive, laissant aux gestionnaires obligataires le temps de s’ajuster en désensibilisant leurs fonds. Attention, cependant, car la réduction du risque de taux s’accompagne inévitablement d’une augmentation des autres risques : par exemple, les gestionnaires peuvent être tentés d’augmenter la part des obligations à risque dans leur portefeuille. Ces obligations seront plus rémunératrices, mais le risque de défauts sera accru.

Bien que les fonds obligataires soient en mesure d’absorber une hausse graduelle du taux, il semble peu probable que leur évaluation augmente (car les taux augmenteront). Par conséquent, pourquoi les garder ?

Pourquoi garder les fonds obligataires en portefeuille ?

Pourquoi conserver les fonds s’il est supposé qu’ils tomberont (peut-être même significativement) à plus ou moins court terme ?

Parce qu’il n’est pas exclu qu’une correction des marchés boursiers pousse les investisseurs vers des obligations d’État, dans un mouvement de « fuite vers la qualité ». La fuite vers la sécurité est un phénomène de mouvements de capitaux importants qui, lors d’un crash boursier, passent des titres à des investissements financiers plus sûrs et plus liquides (Wikipédia).

Préserver donc une part des obligations est justifiée si les marchés boursiers présentent des risques correctifs. Compte tenu de l’évolution du marché, ce risque ne peut être exclu.

« Dans le contexte actuel du marché, il est important de se demander si les obligations devraient jouer un rôle lorsque leurs perspectives de rendement réel sont si faibles. La réalité est qu’en cas de correction du marché, les investisseurs ont besoin d’une source de diversification, et les obligations peuvent jouent clairement un rôle de ce point de vue. » (Morningstar, janvier 2018)

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Alors, que faire ?

Dans quoi investir ? Face au risque de hausse des taux d’intérêt et compte tenu de la nécessité de maintenir une bonne diversification du portefeuille, plusieurs solutions de rechange sont possibles.

Réduire la durée des fonds obligataires de portefeuille : obligations à court terme pour préserver le capital

L’ impact d’une variation des taux d’intérêt sur le prix d’une obligation peut être abordé par la durée de l’obligation. La durée d’un instrument financier à taux fixe, tel qu’une obligation, est la durée de vie moyenne de ses flux financiers pondérée par leur valeur actualisée. Toutes choses étant égales, plus la durée est élevée, plus le risque est grand (Wikipédia).

Pour limiter l’impact des taux d’intérêt, une solution consiste à investir dans des fonds obligataires à bas terme. Cette option ne doit être utilisée que dans le contexte de la préservation du capital, comme en témoigne la performance des fonds obligataires investis sur les obligations de la zone euro à court, moyen et long terme.

Réduire la durée réduit l’efficacité

Investir dans des fonds obligataires non traditionnels « à rendement absolu » : rien de mieux que les obligations à court terme et moins disponibles

Ces fonds visent à obtenir des performances positives quelles que soient les conditions du marché. L’intention est louable, mais les représentations ne sont pas toujours au rendez-vous. S’ils produisent (très) légèrement mieux que les obligations à court terme, leur volatilité est plus élevée. De plus, ces fonds obligataires « à rendement absolu » sont en grande partie absents des contrats d’assurance-vie.

Obligations à rendement absolu ou à court terme ?

Passage à un fonds en euros : le retour de Le roi ?

Le passage des fonds obligataires à un fonds en euros semble finalement être la solution la plus raisonnable dans le contexte de la hausse des taux obligataires. La croissance du capital est assurée et la décoration avec d’autres catégories d’actifs est faible.

***

Tant que les taux d’intérêt restent bas, les fonds obligataires peuvent être conservés. D’autre part, toute augmentation des taux doit encourager le passage de tout ou partie des sommes concernées, accompagnée d’un passage à un fonds en euros. Pour plus de conseils, n’hésitez pas à contacter votre interlocuteur habituel.

Arnaud Sylvain votre conseiller dans les investissements financiers courtier d’assurance

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