Pourquoi devenir prêtre ?

Chaque semaine, un prêtre, une religieuse ou une religieuse, un catéchiste, explique à La Croix Afrique son choix de vie. Cette semaine, c’est au tour du père Yves Constant Ali Koffi, prêtre de l’archidiocèse de Bouaké, Côte d’Ivoire.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis le Père Yves Constant Ali Koffi, prêtre du diocèse de Bouaké, Côte d’Ivoire, originaire de la paroisse Saint-Pierre de Nimbo, un Le quartier de Bouake. Je venais d’une famille de onze enfants ? Je suis le quatrième. Mon père était musulman et ma mère Christian.

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J’ai a été ordonné prêtre le 22 avril 2017 à la cathédrale de Sainte Thérèse Bouaké de Mgr Paul Simeon Ahouanan Djro, archevêque de Bouaké.

Après trois ans de service dans la paroisse de M’Bahiakro, Centre-est, je suis depuis cette année pastorale 2019-2020, vicaire au Cathédrale de Bouaké. Pour ce qui concerne mes charges diocésaines, je suis l’aumônier militaire, membre de la commission des communications et de catéchèse des enfants.

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Qu’est-ce qui vous a incité à devenir prêtre ?

À l’origine, je ne voulais pas devenir prêtre. Je voulais être journaliste, surtout un journaliste sportif depuis que je jouais bien football. Mais comme dit le proverbe, l’homme propose et Dieu dispose. C’est ainsi que par des visites pastorales dans les villages avec mon prêtre, Père Michel Stevanato, j’ai senti le besoin de servir l’Église et les hommes en devenant prêtre.

Ainsi, après années de formation en communication d’entreprise, j’ai été admis à séminaire à Katiola dans le nord du pays pour les propédeutiques (l’année de spiritualité). J’ai ensuite fait la philosophie au Saint Séminaire Paul d’Abadjin Kouté (sud) et théologie au grand séminaire Notre Dame de Lourdes de Guessihio dans le diocèse de Gagnoa (ouest). Au cours de les ans, je me suis rendu compte que nous sommes un prêtre pour être au service de Dieu et des hommes. Et qu’au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer, c’est la vertu de l’humilité qui doit nous caractériser.

Quelles sont les difficultés et les joies de ce choix de vie ?

En termes de difficultés, le prêtre n’est pas épargné. Et les difficultés varient d’un prêtre à l’autre. Mais comme le dit le texte de Jacques 1:2 -4 : « Mes frères, quand vous vous tenez sur toutes sortes d’épreuves, pensez que c’est une grande joie. Car l’épreuve, qui vérifie la qualité de votre foi, produit de la persévérance en vous, et la persévérance doit vous conduire à une conduite parfaite. »

Mon père, musulman, m’a donné beaucoup de tâches à faire pour m’empêcher de participer aux activités de l’église. Mais je me cachais pour y aller, et avec l’âge, il a laissé les choses arriver. Je dirais que la puissance de Dieu a pris le dessus.

Tout le monde sait comment il a rencontré le Seigneur. Cependant, la plus grande difficulté, à mon avis, est de penser que nous pouvons tout faire sans le Seigneur. Et pourtant c’est lui qui nous appelle et nous aide dans notre ministère. Ainsi, nous qui célébrons en la personne du Christ rencontrerons les mêmes difficultés que lui. Mais il nous demande de prendre le courage parce qu’il a vaincu le monde, et nous devrons le vaincre nous-mêmes avec la grâce de Dieu. Nous devons donc être dans la joie parce que, comme un aîné aimait le dire, « la joie est chrétienne et la tristesse est païenne ». Il y a donc plus de joie à donner que de recevoir. En effet, ce qui fait de la prêtrise la joie de la prêtrise, c’est de mettre Dieu dans le cœur des hommes. La plus grande charité est d’amener notre prochain, les âmes perdues au Christ en vue de leur salut.

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