Trois années se sont écoulées depuis que Meghan, duchesse de Sussex, a uni son destin à celui du prince Harry au château de Windsor. Le 19 mai 2018, l’ancienne actrice franchit l’allée de la chapelle Saint-Georges, sous les regards du monde entier, et devient officiellement membre de la famille royale britannique. Jusqu’à ce jour-là, les spéculations allaient bon train sur la robe qu’elle arborerait pour cet événement planétaire. À 39 ans, Meghan a surpris presque tout le monde avec une tenue à contre-courant des attentes.
Clare Waight Keller, l’architecte de la robe
Finalement, Meghan a fait confiance à Clare Waight Keller, directrice artistique de la maison Givenchy, pour concevoir sa robe. Un choix remarqué : Waight Keller était alors la première femme à la tête de Givenchy, une décision qui a fait jaser dans le monde de la mode. Cette sélection, certains y ont vu un clin d’œil à la volonté d’apporter un vent neuf et d’affirmer une vision résolument contemporaine. Meghan, fidèle à son goût pour la simplicité élégante, a refusé les excès. Résultat : une robe de mariée tout en sobriété, coupe droite, manches trois-quarts, aucun artifice. Le contraste avec les codes royaux traditionnels saute aux yeux. Pour magnifier la silhouette, elle choisit un voile cathédrale d’environ cinq mètres accompagné du diadème Bandeau Queen Mary Diamond. Un détail touchant a été dévoilé dans le documentaire « Queen of the World » : un morceau de tissu du rendez-vous amoureux avec Harry s’est glissé à l’intérieur de la robe, incarnant la fameuse « touche de bleu » de la tradition.
Une robe à prix d’exception
Côté budget, la barre a été placée haut. La réalisation Givenchy aurait coûté environ 265 000 dollars, d’après certaines sources, mais d’autres estimations laissent entendre que la note pourrait grimper jusqu’à 400 000 ou même 500 000 dollars. Derrière ces chiffres, plusieurs raisons bien concrètes expliquent une telle somme :
- L’utilisation de tissus remarquables, notamment un organza triple soie pour la jupe, qui fait sérieusement gonfler le devis.
- Un travail totalement sur mesure, pensé pour s’ajuster au millimètre près.
- Des broderies entièrement réalisées à la main, un processus exigeant et long à mettre en place.
Pris ensemble, ces éléments font de cette robe une pièce rare, conçue pour marquer l’histoire.
Qui a payé ?
Contre toute attente, Meghan a pris en charge le règlement de sa tenue. Actrice reconnue avant son arrivée à Buckingham, elle disposait déjà d’une assise financière solide. Ce fonctionnement n’a rien d’un cas isolé : Catherine, la duchesse de Cambridge, a elle aussi financé sa robe de mariage, imaginée par Sarah Burton pour Alexander McQueen, lors de son union avec le prince William. Montant annoncé : près de 434 000 dollars, également réglés sur ses propres ressources.
Les dépenses personnelles des mariées s’arrêtent là. Tout ce qui relève du diadème, à l’image de celui prêté à Meghan issu des joyaux de la reine Elizabeth II, est mis à disposition. Pour les autres postes, fleurs, réception, sécurité, c’est la famille royale qui gère et paie. Ce partage, loin d’être anodin, réaffirme les usages d’une monarchie où la tradition côtoie le geste individuel.
En optant pour une robe à la fois sage dans ses lignes et spectaculaire par sa symbolique, Meghan Markle a renversé les routines du palais. Son choix laisse une empreinte durable : la preuve qu’en matière de mariage royal, on peut conjuguer l’élégance avec audace et indépendance.

