Comment on écrit Prêt-à-porter ?

Auparavant, trouver des vêtements respectueux de l’environnement signifiait s’aventurer dans un univers de tissus bruns et peu flatteurs.

Aujourd’hui, en partie grâce à une vague de sensibilisation croissante parmi les écoconsommateurs, il est facile de trouver des vêtements cool, doux et tendance, durables, de la haute rue à la haute couture.

A lire aussi : Pourquoi devenir journaliste sportif ?

Tous ces changements ont été soutenus par la prise de conscience mondiale croissante de la lutte contre le changement climatique.

La pression croissante des consommateurs, conjuguée à des recommandations strictes du GIEC sur la crise climatique, accélère également les efforts environnementaux dans le secteur du commerce de détail. Le prêt-à-porter s’oriente ainsi progressivement vers une économie circulaire.

Lire également : Pourquoi se mettre à la couture ?

« L’économie circulaire est basée sur les principes de la conception des déchets et de la pollution, conservation des produits et des matériaux et la régénération des systèmes naturels. » Fondation Ellen MacArthur

Économie circulaire : demande croissante des consommateurs

Développement durable, économie sociale et solidaire, économie circulaire… Ses expressions résonnent aujourd’hui aux oreilles des commerçants. Parce que leurs clients sont de plus en plus préoccupés par l’environnement et l’impact de leur achat sur la santé de notre chère planète bleue.

Selon un rapport Rank and Style, le nombre de requêtes Google portant le terme « marques de mode durables » a augmenté de 25% entre 2017 et 2018.

Beth Zerdecki, chef des produits et du marketing chez Rank and Style, rapporte également qu’entre 2016 et 2018, les ventes ont été multipliées par 4,5 parmi les entreprises axées sur le développement durable. Par exemple, Everlane, Allbirds ou Réforme.

Rank and Style souligne également que l’apparition du terme « marques de mode durable » a augmenté de 83 % entre 2017 et 2018 dans des magazines comme Elle ou Vogue. Fait notable puisque ces acteurs éditoriaux sont s’adressant directement aux consommateurs et ont un poids important sur la mode et le secteur du prêt-à-porter.

Associations engagées dans l’économie circulaire

Les associations changent également les mœurs dans ce domaine.

La Fondation Ellen MacArthur en est un exemple éloquant. Elle promeut l’économie circulaire depuis sa création en 2010.

©Fondation Ellen MacArthur

Parmi ses missions :

  • Des initiatives systémiques à « appliquer les principes de l’économie circulaire aux principaux flux de matières », y compris le textile et la mode. À ce titre, nous vous référons à l’initiative circulaire Make fashion, créée à l’origine sous le nom de Circular Fibers Initiative lors du Sommet de la mode de Copenhague.
  • Recherche et analyse pour « démontrer l’économie potentiel de la transition vers l’économie circulaire ».
  • Éducation, dans le but d’ « anticiper l’avenir à travers le prisme de l’économie circulaire ».
  • Communication, en mettant l’accent sur la large diffusion du « problème de l’économie circulaire ».
  • Influence auprès des entreprises et des gouvernements pour « stimuler l’innovation circulaire et créer les conditions propices à son épanouissement ». Selon ses paroles, la Fondation Ellen MacArthur a « réussi à placer l’économie circulaire au sommet des priorités des chefs d’entreprise et des gouvernements en quelques années ».

Les législateurs et la politique déplacent également les lignes de l’économie circulaire

Encouragés par les citoyens et les ONG, les décideurs politiques s’efforcent également d’apporter l’économie circulaire dans le texte des lois.

Le 10 février 2020, la France a vu la promulgation de la loi sur la lutte contre les déchets et l’économie circulaire. Publié au Journal officiel du 11 février 2020, cette loi vise notamment à :

  • harmoniser à partir de 2022 « l’information des consommateurs sur les caractéristiques effets environnementaux des produits mis en vente — incorporation de matériaux recyclés, durabilité… », explique vie-publique.fr. Selon le texte, « il est interdit d’inclure sur un produit ou un emballage les termes « biodégradable », « respectueux de l’environnement » ou tout autre équivalent ».
  • tester une méthode d’affichage environnemental obligatoire pendant 18 mois, « d’abord avec le secteur de l’habillement ». Cette loi favorise l’économie circulaire cherche alors à attribuer une cote environnementale à chaque vêtement. « En fin de compte, cet affichage sera rendu obligatoire », dit vie-publique.fr.
  • consolider le principe du pollueur-payeur, qui rend le fabricant ou le distributeur responsable du financement de sa fin de vie. Parmi les nouvelles familles introduites figurent les articles sanitaires textiles tels que les lingettes ménagères ou les couches jetables.
  • Interdire la destruction par incinération ou mise en décharge de nouveaux produits non alimentaires invendus. Comme des vêtements et des chaussures. Les entreprises doivent ensuite donner ou recycler leurs produits « d’ici la fin 2021 ou fin 2023 selon le secteur ».

Fait important à travers la Manche : En octobre 2018, le Comité d’audit environnemental a écrit une lettre à 10 des plus grands magasins du Royaume-Uni. Et c’est pour inciter ces entreprises à prendre des mesures contre la « mode rapide » et à encourager leurs clients à ne pas gaspiller leurs vêtements.

Une nouvelle compétition contre le prêt-à-porter traditionnel Le

prêt-à-porter traditionnel est en concurrence avec de nouveaux modèles d’affaires alternatifs. Ce sont là les fers de lance de l’économie circulaire.

En particulier, il y a des acteurs offrant la location de vêtements tels que :

  • Louez The Runway, un service en ligne pour la location de robes et accessoires de designers. E-commerce à sa création, Rent The Runway est maintenant en concurrence avec les détaillants de vêtements dans le domaine. Et ça, avec ses magasins physiques à New York, Chicago, Washington DC, San Francisco et Los Angeles. L’entreprise peut se vanter d’avoir reçu un nouveau cycle de financement. Cela lui a permis d’être évalué à 1 milliard de dollars en 2019.
  • Panoply, qui vous permet de louer des produits de marques de luxe telles que Red Valentino, Alexis Mabille ou Marc Jacobs, pour n’en nommer que quelques-unes. Le site présente plus de 2000 pièces issues des dernières collections de créateurs. Panoply permet la location sous deux formes : par unité ou abonnement mensuel.
  • The Closet, en France, vous propose la « livraison bidirectionnelle gratuite » d’une sélection personnalisée de 3 vêtements et 2 accessoires, ainsi qu’un service de nettoyage et de nettoyage à sec offert.

©Le placard

Les acteurs traditionnels du prêt-à-porter voient aussi le développement de la revente en ligne de vêtements d’occasion, comme les principaux sites de commerce électronique suivants :

  • Vinted, un marché communautaire en ligne (type d’entreprise C2C) permettant à ses utilisateurs de vendre. Mais aussi pour acheter et échanger des vêtements et des accessoires d’occasion. Le modèle économique ? Vinted charge les acheteurs un léger « frais de service » à chaque achat. Autres rémunérations : Vinted applique des frais aux vendeurs dès qu’ils « poussent » leurs annonces en haut du catalogue.
  • Vidage vide, qui répertorie les petites annonces publiées via le site ou les applications. Vide dressing est maintenant une filiale du Bon Coin, après son acquisition en 2018.

Inspirantes : ces marques de prêt-à-porter investissent dans l’économie circulaire

Plutôt que de percevoir ces modèles récents comme une concurrence croissante, pourquoi ne pas s’en inspirer à la place ? Intérêt pour les détaillants : mieux y résister, mais aussi répondre aux besoins environnementaux et aux attentes croissantes des consommateurs en matière d’environnement.

Si vous allez de l’avant, vous vous engagez dans l’économie circulaire. Mais aussi améliorer les approches environnementales de votre entreprise de prêt-à-porter vous motive. Découvrez ci-dessous des idées inspirantes de marques de prêt-à-porter.

H&M

En avril 2019, H&M a annoncé qu’elle était sur la bonne voie pour utiliser des matériaux 100% durables dans ses processus de fabrication. Un objectif que le marque internationale de prêt-à-porter veut atteindre d’ici 2030.

En 2019, 57 % des tissus utilisés par le groupe H&M étaient recyclés ou provenaient de sources durables. Ce pourcentage avait augmenté de 22 % en seulement un an.

Et depuis février 2013, les clients peuvent améliorer leurs vieux vêtements dans les magasins H&M.

©H&M

Plus précisément, tout le monde peut déposer un sac de vêtements inutilisés dans une boîte de recyclage dans un magasin. Chaussettes solo, vieux t-shirts, vêtements trop petits, torchons Hole… tous ces produits textiles sont ensuite envoyés à une usine de recyclage à proximité.

Qu’ advient-il de ces produits textiles ?

  • Les vêtements en bon état rejoignent le marché de l’occasion.
  • Les vêtements trop endommagés sont transformés en autres produits tels que des chiffons.
  • Les fibres des textiles non réutilisables peuvent être recyclés et transformées en matériaux isolants ou rembourrés pour le industrie automobile.

H&M retourne les avantages de ce service de collecte à des « projets de recherche sur le recyclage des textiles ou de projets sociaux ». Un bon d’achat est également disponible pour chaque sac d’articles textiles placés dans une boîte de recyclage de la marque.

Mangue

Au fil des ans, la marque espagnole Mango a déclaré son engagement en faveur de la mode écologique

Grâce à son programme global Take Action, cette grande marque de prêt-à-porter souhaite que 50% du coton utilisé dans ses collections provienne de sources durables d’ici 2022.

Daniel López, vice-président de l’entreprise, a soutenu cette volonté dans un communiqué de presse (2017) déclarant que « l’opinion des consommateurs et la sensibilisation à l’environnement ont évolué de façon exponentielle ces dernières années, et la mode a fait de même ».

Weekday En

2019, la marque suédoise Weekday a sorti sa collection SS19. Cela met en valeur une gamme de vêtements fabriqués à partir de matériaux 100% recyclés.

La nouvelle ligne de vêtements a été produite en collaboration avec la société espagnole Recover, spécialisée en upcycling (overcycling).

La collection respectueuse de l’environnement comprend une variété de vêtements adaptés au travail. Mais aussi des pièces en denim élégantes et des vêtements de nuit chic.

Reformation

Reformation est une marque de mode basée à Los Angeles. Ces dernières années, il est devenu une icône de la mode. Tant pour ses designs élégants que pour son engagement en faveur de la mode durable.

Reformation explique qu’elle fournit « les tissus les plus fins et les plus durables possibles » et classe les matériaux en cinq catégories, en fonction de leur impact sur le environnement :

  1. Allstars : « Fibres naturelles renouvelables rapidement, d’origine végétale et ayant un potentiel de circularité ».
  2. Mieux que la plupart — Mieux que la plupart : ils sont « presque toutes les fibres naturelles ou recyclées ».
  3. Pourrait être mieux — Pourrait être mieux : « de meilleures alternatives que les plus couramment utilisées, mais pas comme fibres innovantes ».
  4. Ne pas utiliser sauf certification — Ne pas utiliser à moins d’être certifié : « D exige des certifications pour la culture des matières premières (c’est-à-dire biologique), le bien-être des animaux, la traçabilité ou le traitement humide (p. ex. Bluesign) »
  5. Eww, jamais — Eww, jamais : « Ils sont trop intensifs sur le plan environnemental ou social et ne répondent pas à nos critères de durabilité. Nous ne fournirons ces fibres que si elles sont nécessaires pour la construction et la performance d’un tissu spécifique et nous essayons d’utiliser une proportion de moins de 10%. »

La réforme est destinée à fabriquer au moins 75 % de ses produits avec des fibres des catégories A et B.

Matt et Nat

En tant que marque vegan de mode, Matt & Nat (pour MAT (T) ERIEL NATURE) ouvre la voie à d’autres marques de prêt-à-porter en n’utilisant aucun produit animal dans le ligne de production.

Du côté de l’économie circulaire, l’entreprise utilise également des bouteilles en plastique recyclées pour créer les doublures de ses sacs. La marque vegan prêt-à-porter vise également à utiliser des matériaux renouvelables tels que le liège.

Matt et Nat ont reçu le soutien de célébrités telles que Olivia Wilde, Natalie Portman, Adrian Grenier et Charlize Theron. Lorsque c’est vrai, les actions respectueuses de l’environnement ont une aura intéressante pour l’image de marque.

Buddit s’engage à mobiliser sa communauté de lecteurs. Donc, si vous avez aussi des idées pour mettre les détaillants de prêt-à-porter dans le mouvement encourageant de l’économie circulaire, laissez-nous savoir !

😉

ARTICLES LIÉS