Taxes résidence secondaire : quel impôt payer en France ?

Une résidence secondaire n’est pas un simple pied-à-terre pour les week-ends ou les vacances. En France, elle se transforme vite en sujet fiscal sensible, où chaque commune tire ses propres ficelles. Tandis que la taxe d’habitation s’est effacée pour les résidences principales, elle continue de viser les résidences secondaires, parfois avec une majoration de 60 % dans les zones où la pression immobilière ne faiblit pas. À cette charge s’ajoutent la taxe foncière, dont les taux locaux peuvent grimper sans prévenir, et la taxe sur les logements vacants pour certains biens désertés.

Impossible de s’y retrouver sans examiner de près la localisation du logement, le temps d’occupation et la manière dont il est déclaré. Quelques exonérations subsistent, mais elles ne concernent qu’une portion réduite des propriétaires, souvent mal informés sur leur portée réelle.

Comprendre la fiscalité d’une résidence secondaire en France : ce qu’il faut savoir

La fiscalité résidence secondaire ne joue pas selon les mêmes règles que la résidence principale. L’État et les collectivités locales multiplient les dispositifs pour limiter la multiplication des logements rarement occupés. Devenir propriétaire d’une résidence secondaire, c’est accepter une série de prélèvements, dont la nature dépend à la fois de la commune et du profil du bien.

Deux grands axes structurent les impositions : la taxe d’habitation et la taxe foncière. Depuis 2023, la première a disparu sur les résidences principales, mais reste due pour les résidences secondaires. Certaines municipalités, surtout dans les secteurs sous tension, appliquent une surtaxe, histoire de libérer des logements pour les habitants à l’année et d’envoyer un message clair aux investisseurs.

Voici les principaux impôts qui pèsent sur une résidence secondaire :

  • Taxe foncière : elle tombe chaque année et dépend de la valeur locative cadastrale du logement, réévaluée de temps à autre.
  • Taxe d’habitation : réservée aux logements non déclarés comme résidence principale, elle peut être augmentée jusqu’à 60 % selon la politique locale.
  • Taxe sur les logements vacants : elle vise les biens inoccupés plus de 90 jours par an, mais ne concerne que certains secteurs en tension.

Détenir une résidence secondaire implique aussi des démarches auprès de l’administration fiscale. Les données déclarées déterminent le régime applicable et l’usage du logement. Une chose est sûre : surveiller ces prélèvements, c’est éviter les mauvaises surprises et les erreurs coûteuses. D’autant que chaque année, les règles changent, selon les décisions locales ou nationales.

Quelles taxes s’appliquent aux propriétaires de résidences secondaires ?

La taxe d’habitation s’accroche aux résidences secondaires, même si la résidence principale en a été libérée. Pour de nombreux propriétaires, elle représente un poste de dépense significatif, surtout dans les communes touristiques ou très demandées. Certaines villes n’hésitent pas à appliquer une majoration qui grimpe à 60 % du montant de base, dans le but de préserver l’offre locative pour les résidents permanents.

La taxe foncière n’épargne aucun bien immobilier, qu’il s’agisse d’un logement principal ou secondaire. Elle se calcule sur la valeur locative cadastrale, dont la méthode d’évaluation reste souvent obscure pour les propriétaires. Difficile de la contester, elle varie d’un territoire à l’autre et s’accompagne de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, systématiquement ajoutée à l’avis de taxe foncière. Qu’un logement soit occupé trois semaines ou toute l’année, le service est facturé.

Dans les zones urbaines où la tension immobilière est forte, la taxe sur les logements vacants (TLV) s’ajoute parfois à la facture. Elle s’applique aux biens inoccupés plus de 90 jours sur l’année et son taux augmente avec la durée de vacance. Résultat : propriétaires de résidence secondaire, mieux vaut surveiller de près ces impositions, qui varient d’une adresse à l’autre et peuvent peser sur le budget.

Zoom sur la taxe d’habitation, la taxe foncière et les impôts locaux spécifiques

Les résidences secondaires restent ciblées par la taxe d’habitation, alors que les habitations principales en sont désormais exonérées. Pour un propriétaire, la différence peut être notable sur la feuille d’imposition. Le calcul s’appuie sur la valeur locative cadastrale, régulièrement mise à jour par l’administration. Certaines municipalités choisissent de renforcer cette taxe pour réguler le marché local et éviter la prolifération des logements occasionnellement occupés. À Paris, Lyon ou Bordeaux, la majoration atteint parfois le plafond légal de 60 %.

La taxe foncière concerne également chaque habitation résidence secondaire. Son calcul s’appuie sur la même base que celle d’une résidence principale, mais elle intègre aussi la part pour l’enlèvement des ordures ménagères. Même pour une maison fermée onze mois sur douze, le montant reste dû. Cette taxe finance la gestion des déchets par la commune, sans tenir compte du taux d’occupation réel.

Voici un aperçu des principaux impôts locaux appliqués à une résidence secondaire :

  • Taxe d’habitation résidence secondaire : basée sur la valeur locative cadastrale, et majorée dans les zones où la demande est forte.
  • Taxe foncière : elle frappe tous les biens, avec l’ajout quasi systématique de la taxe ordures ménagères.
  • Taxe sur les logements vacants (TLV) : concerne les logements inoccupés au-delà de 90 jours par an dans certaines grandes agglomérations.

Pour chaque propriétaire de résidence secondaire, la facture dépend de la commune, du type de bien et du contexte fiscal du moment. Les avis de taxe d’habitation et de taxe foncière, reçus à l’automne, sont la traduction concrète de ces décisions locales et nationales.

Homme français examine la boîte aux lettres dans un village

Anticiper la revente ou la transmission : quelles conséquences fiscales pour votre patrimoine ?

Revendre une résidence secondaire n’a rien de comparable avec la vente d’un logement principal. Ici, la fiscalité sur la plus-value immobilière s’applique sans dérogation automatique. L’impôt est calculé sur la différence entre le prix de vente et le prix d’achat, frais de notaire inclus dans certains cas. Un abattement fiscal entre en jeu après cinq ans de détention, réduisant peu à peu la base imposable. L’exonération totale ne s’obtient qu’après vingt-deux ans pour l’impôt sur le revenu, et trente ans pour les prélèvements sociaux.

Transmettre un bien par donation ou succession déclenche une fiscalité propre. Le notaire évalue la valeur résidence secondaire pour fixer les droits à payer. Des abattements sont prévus selon le lien familial, mais le barème reste progressif et peut vite alourdir la note. Le démembrement de propriété, séparation entre usufruit et nue-propriété, permet parfois d’atténuer l’impact fiscal, à condition de préparer la transmission en amont.

  • Plus-value immobilière : imposée dès la première revente, sauf cas spécifiques prévus par la loi.
  • Donation et succession : droits calculés sur la valeur réelle du bien au moment du transfert.
  • Démembrement : solution d’optimisation à envisager, sous le contrôle de l’administration fiscale.

Le choix entre vendre, donner ou transmettre par héritage change radicalement la donne. Chaque option pèse sur la fiscalité, influe sur la stratégie patrimoniale et peut remettre en cause certains projets familiaux. Posséder une résidence secondaire, ce n’est pas seulement une question de plaisir ou de confort : c’est aussi apprendre à naviguer dans une fiscalité qui ne laisse rien au hasard.